Fresque au bloc opératoire pédiatrique du CHU de Nancy

Réaliser un projet artistique au sein d’un bloc opératoire ne relève pas d’un exploit mais d’une volonté de faire bouger les choses et de casser certains préjugés. Ceux-ci ont la dent dure et reviennent à répondre à une seule question, l’art a t-il sa place dans ce lieu, ou rigueur, concentration, sécurité et asepsie ne sont pas des vains mots. Dans cette univers hyper technique et donc froid, l’art pictural par ses couleurs apporte indéniablement, un peu de chaleur et de réconfort là où il n’y en a pas. L’art humanise les lieux et de ce fait a toute sa légitimité au bloc opératoire. Encore plus dans un bloc pédiatrique, ainsi de nombreux projets ont vu le jour, dans le couloir qui amène petits et grands jusqu’à l’entrée du bloc, en salle de réveil, dans les vestiaires, en salle de détente. Mais rien au bloc, et cette nuance a son importance car on se heurte à certaines difficultés. L’exigence à laquelle un tableau doit se soumettre est celle de l’hygiène. Une oeuvre artistique doit être considérée comme un dispositif comme un autre et se doit d’être nettoyable, désinfectable. Une fois ce problème résolu, alors tout est possible. Ce tableau a été accroché à l’intérieure du bloc opératoire, dans le couloir qui amène les enfants dans les différentes salles d’opération.
Pour répondre aux normes d’hygiène, ce tableau composé de 3 éléments mis côte à côte a été encadré de toute part, mais également protégé des chocs par une plaque transparente pouvant supporter un bio-nettoyage selon le protocole du CHU. Le choix du support répond également à des normes de sécurité, je peins sur des plaques ignifuges, validées par les Services Techniques.
Le thème : j’avais carte blanche et donc j’ai opté pour un décor un peu exotique et féérique, clin d’oeil à mes voyages au soleil. L’avantage de travailler auprès d’enfants c’est qu’il n’y a pas de frein à l’imaginaire. Maintenant comme les adultes sont de grands enfants…l’art a toute sa place dans les blocs adultes mais je procéderais différemment. Il faut s’adapter au public que l’on reçoit.